Islande : une heure sur une autre planète

Pendant l’été 2019, j’ai eu mon premier contact avec l’Islande. C’était un séjour assez bref ; il n’a duré que quatre jours (c’étaient en fait les escales d’une belle croisière), mais ce fut assez pour me faire chavirer !

J’ai vu des chutes grandioses…

… j’ai assisté bouche-bée aux jaillissements explosifs du grand geyser Strokkur…

… et j’ai perdu toute notion du temps dans un fjord au bout du monde…

Tout ce que j’ai vu était incroyable, mais je voudrais particulièrement partager avec vous les émotions vécues dans un endroit très étrange. Je vous emmène à Hverir, une grande zone géothermique au pied de la montagne Námafjáll, dans le nord de l’île. Un des endroits les plus fascinants que j’ai jamais vus ! Ça fume, ça sent le soufre (autrement dit, ça pue l’oeuf pourri !), ça bouillonne, ça chauffe… on est sur une autre planète.

Phénomènes volcaniques

On a beau se dire que tout ce que l’on voit et sent est simplement dû à des phénomènes naturels, volcaniques en l’occurrence, on a quand même l’impression que les portes vers les profondeurs de la terre vont s’ouvrir sous nos pieds. D’ailleurs la notion de profondeur est toute relative : ici, les champs de magma sont à seulement 3 km sous la terre (sous le Vésuve, par exemple, ils sont à 10 km).

Entre les fumerolles blanches, les boues grises, le jaune du soufre et le rouge de la terre oxydée, c’est toute une palette diabolique qui s’étale à nos pieds.

Parlons-en, des pieds : il faut faire très attention où on les pose si on ne veut pas abîmer ses chaussures de façon irrémédiable (ce qui coule, est plus de l’acide que de l’eau), risquer des brûlures (le sol est très chaud par endroits) ou même voir la terre céder sous nos pieds… Donc on essaye de ne pas trop s’écarter du balisage mais c’est difficile, il y a tant à explorer, tant à s’étonner !

Je suis restée interloquée devant un petit tertre qui est en fait une solfatare, c’est-à-dire un point chaud où du soufre est rejeté en quantité importante, sous forme de vapeur. L’énorme panache de vapeur sort de terre avec une très forte pression ce qui donne un bruit incessant et indescriptible. Là on m’aurait dit que j’étais devant une porte de l’enfer, je l’aurais cru immédiatement !

Quand la boue danse

On trouve de nombreuses mares de boue bouillonnante, ou « marmites du diable », sur tout le site. Il paraît que la température de ces boues, elles aussi d’origine volcanique, va de 80 à 200°… je n’ai pas vérifié !

Lorsque les grosses bulles de boue éclatent, des formes fantasmagoriques naissent et disparaissent aussitôt dans une véritable danse macabre.

La montagne elle-même est parée de couleurs invraisemblables.

Et tout d’un coup j’ai vu… ces fleurs ! Comment font-elles pour pousser ici ? Pour survivre dans cet univers franchement hostile ? Quel exploit !

Entre fascination et effroi, la petite heure que j’ai passée à Hverir est un de mes souvenirs les plus marquants d’Islande.


En Islande, la géothermie est aussi une des principales sources d’énergie du pays. Saviez-vous que sur cette île pratiquement neuf maisons sur dix sont chauffées grâce à la chaleur qui vient du sous-sol ? J’ai trouvé un article très intéressant sur le site guideislande.com pour tout savoir sur la géothermie.


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