Océans
J’ai agrandi ma collection d’océans ! Déjà il y a « mon » océan Atlantique, chez moi, à Saint-Nazaire. Puis, lors de voyages en Norvège et Islande, j’ai frôlé l’océan Arctique. Et récemment en Australie je viens d’en ajouter deux : le Pacifique qui baigne la côte est…
… et l’océan Austral. C’est du moins ainsi que les Australiens appellent cette partie de l’océan Indien qui baigne le sud de l’île-continent ; pour les scientifiques, le « vrai » océan Austral ne commence que plus loin au sud, au 60e parallèle au sud (Melbourne se situe au 37e). Le terme géographique correct est le détroit de Bass. Peu importe, j’étais ravie de me trouver face au « Southern Ocean » qui ce jour-là a sorti le grand jeu. Vous avez vu ce bleu ?


Oiseaux
Dormir dans un camping au milieu d’une gigantesque forêt d’eucalyptus et se faire réveiller par une chorale extraordinaire : les cris rauques des cacatoès se mêlent aux « rires » des kookaburras, aux petits cris aigus des loriquets et perruches et aux mélodies flûtées des pies (rien à voir avec nos pies criardes)… on se croirait dans un jardin d’Eden ! L’extraordinaire richesse et la beauté des oiseaux vus lors de ce voyage m’ont charmée plus d’une fois. Voici quelques images hautes en couleurs.
Sans oublier des oiseaux plus grands : des pélicans…

… et le plus impressionnant de tous, l’émeu. Le deuxième plus grand oiseau du monde tout de même, pouvant atteindre deux mètres de haut ! J’ai pu en observer dans le Parc national de Wilsons Prom, à la pointe sud de l’Australie. Comme le kangourou, l’émeu est d’ailleurs représenté sur le blason de l’Australie. Vous avez une petite idée pourquoi ? Je vous donne la réponse tout en bas de cet article.


Parcs et jardins
Je ne sais pas quelle est la superficie des espaces verts dans les deux villes (un peu rivales) de Melbourne et Sydney, en tout cas les deux regorgent de parcs et jardins. Les parcs les plus célèbres sont les Royal Botanic Gardens : ceux de Melbourne datent des années 1850, ceux de Sydney sont encore plus anciens puisqu’ils ont été créés en 1816 et sont considérés comme la plus ancienne institution scientifique australienne.
Une promenade à travers quelques parcs et jardins de Melbourne :
Plages
Les Australiens adorent aller à la plage. J’ai vu beaucoup de monde profiter du soleil ou de l’eau, d’autant plus que janvier correspond au mois des grandes vacances d’été ! Plages ouvertes sur l’océan, baies tranquilles, plages en ville… voici quelques « retours de plage ».
Certaines sont très célèbres, comme à Sydney les plages urbaines de Bondi et Coogee.


Il y a aussi la « Ninety-mile beach« , une plage qui s’étire sur environ 150 km, le long d’un cordon dunaire sauvage, sur la côte sud-est du Victoria. Vous pouvez être sûrs de ne pas vous disputer votre carré de serviette avec les voisins !

Et la plage au sable qui « couine », la « Squeaky Beach » dans le parc naturel de Wilsons Promontory. Elle est faite d’un sable tellement pur et riche en quartz que les particules de quartz émettent un petit bruit quand elles frottent sous nos pieds. Toute la plage est d’un blanc éblouissant, et même sous le soleil australien le sable reste frais et agréable aux pieds nus. Info dernière minute : la Squeaky Beach vient d’être déclarée plus belle plage d’Australie pour 2024 !

Petite ombre sur le sable : à l’entrée de nombreuses plages se dressent des panneaux énumérant les risques rencontrés, dont, selon les endroits, vagues imprévisibles, courants forts, requins, méduses dangereuses… De quoi regarder à deux fois avant de se jeter à l’eau !
Pratique
Non seulement pratique mais apportant un vrai plus : les nombreux points d’eau potable en ville, sur les sites touristiques, aux départs de certaines randonnées, sur les plages… On peut y actionner un jet d’eau pour boire sur place et aussi un robinet pour remplir sa gourde. L’incitation de se munir d’une gourde et de la remplir régulièrement et gratuitement à ces fontaines d’eau coule de sens, vous ne trouvez pas ?

J’ai apprécié aussi les superbes aménagements des sites naturels, avec sentiers bien entretenus, de nombreux belvédères, panneaux explicatifs etc. Et les parkings sont gratuits, sauf très rare exception.


Pratique aussi les très nombreuses aires de pique-nique, presque toujours comportant des barbecues à la disposition de tous ; les toilettes publiques, nombreuses aussi, quasiment toujours propres et bien entretenues.
En revanche je ne suis pas convaincue du côté pratique des panneaux de stationnement. Quasiment une science à part entière ! J’arrive à peu près à déchiffrer ce qu’on a le droit de faire – ou pas – sur le panneau de gauche, mais celui de droite… mal de tête assuré si on essaie de le déchiffrer !

Soleil
Qui dit soleil dit malheureusement aussi danger puisque l’Australie se situe tout près du trou dans la couche d’ozone, et les rayons UV y sont particulièrement puissants. Pour nos sorties, nous nous sommes donc consciencieusement enduits de crème solaire à indice de protection maximum, et casquette et chapeau étaient de rigueur.

Mais qui dit soleil dit aussi grand spectacle : je n’oublierai pas ce coucher de soleil extraordinaire sur la plage de St-Kilda, au sud de Melbourne.



Street art
Melbourne est considérée comme une des capitales mondiales du street art, et cette réputation est largement justifiée. Les fresques sont littéralement partout ! Dans le CBD, au détour d’une ruelle ou sur une façade immense, dans des quartiers et banlieues, Fitzroy et Collingwood en tête. J’étais ravie de découvrir plusieurs fresques du grand artiste Matt Adnate qui a aussi réalisé une très belle œuvre à Saint-Nazaire. Voici une toute petite sélection de choses vues à Melbourne.
Mais le street art ne se limite pas aux grandes villes, les artistes s’expriment aussi ailleurs. Par exemple sur le château d’eau d’une toute petite ville, Yarram (moins de 2000 habitants)…

… ou dans les rues de Nowra. Entre 2017 et 2019, cette ville de 10 000 habitants dans la Nouvelle Galles du Sud a passé commande à des artistes renommés pour réaliser des fresques grand format sur une douzaine de façades. Voici mes préférées (cliquez sur les photos pour les agrandir et pour voir les noms des artistes) :




Surf
Ils sont bronzés, souvent blonds, les cheveux savamment négligés, le corps sculpté… c’est le mythe du surfer (et de plus en plus de la surfeuse) ! Si le surf est né à Hawai, il a trouvé une terre d’adoption en Australie.


Les surveillants de plage, les « lifeguards », sont eux-mêmes des surfeurs expérimentés, et ont toujours leur planche à portée de la main pour porter secours rapidement.

Malheureusement, pendant mon voyage je n’ai pas vu de surfeurs se mesurer à des vagues importantes. Même la mythique plage Bells Beach sur la Great Ocean Road, « le » spot du surf australien, était désespérément vide ce jour-là.

Ma récolte photos est donc plutôt maigre ! Mais j’aime bien la dernière photo de ce diaporama: c’est peut-être une future championne.
Victorien
Melbourne a gardé de nombreuses traces de son passé victorien (environ 1845 à 1900), époque d’une croisssance et richesse exceptionnelles pour la ville encore toute jeune car fondée seulement en 1835. Cet héritage architectural est très diversifié : de la gare de Flinders Street, véritable icône architecturale, aux bâtiments commerciaux de Chapel Street en passant par la bibliothèque de l’état de Victoria avec sa magnifique salle La Trobe Reading Room, des galeries couvertes Block Arcade et Royal Arcade à des maisons d’habitation. Petite promenade en images.
A Sydney je pense surtout au Queen Victoria Building, ou QVB, construit entre 1893 et 1898 dans un style néo-roman. Cette galerie commerçante haut de gamme, qui a failli disparaître dans les années 1960, fait 190 m de long et occupe tout un pâté de maison au cœur de Sydney.
Wurundjeri
Chaque année, le 26 janvier est « Australia Day », la fête nationale. On commémore le début de la colonisation de l’île par les Britanniques en 1788 (arrivée de la première flotte européenne et proclamation de la souveraineté britannique). Mais ce qui était le début d’une nouvelle vie pour les uns était le début de la fin pour les autres. Pour les Aborigènes, présents ici depuis des dizaines de milliers d’années comme les Wurundjeri dans la région de l’actuel Melbourne, cette date marque le jour de l’invasion, « Invasion Day ». Epidémies, violences, massacres, dépossession des terres, déplacements des enfants à grande échelle, dénis de droits, inégalités dans tous les domaines… mille raisons ont fait que le pourcentage d’Aborigènes dans la population australienne aujourd’hui n’est plus que de 3 %. D’ailleurs ils n’accèdent à la citoyenneté australienne que depuis 1967. Depuis il y a eu la création du « Jour du pardon », le 26 mai, une loi sur la réconciliation et les excuses officielles du gouvernement pour les crimes commis dans le passé.

Aujourd’hui les « First nations » voient leur culture, leur histoire et leur présence longtemps avant les colons officiellement reconnus. Les brochures touristiques, des plaques sur les bâtiments officiels, des panneaux d’interprétation dans des sites naturels, partout est rendu hommage aux peuples qui vivaient là avant. Il y a des centres culturels et des visites guidées thématisés. Voir aussi ci-contre un panneau dans le Royal Botanic Garden de Melbourne, ville construite sur les terres habitées par le peuple Wurundjeri.
Les musées exposent l’art aborigène, traditionnel ou contemporain, comme cette magnifique peinture (1988) de Tim Leura Tjapaltjarri et Clifford Possum Tjapaltjarri que j’ai vue au Ian Potter Centre / NGV Australia.

Et le drapeau aborigène flotte à côté du drapeau australien, comme ici en haut du Harbour Bridge à Sydney.

Mais comment se fait-il que pendant tout mon séjour en Australie j’avais l’impression que les Aborigènes sont tous simplement absents de la vie des villes… ou alors seraient-ils invisibles?
Ce petit résumé est forcément schématique et incomplet ; vous trouverez un article très détaillé et documenté sur Wikipedia.
Xmas (Christmas)
Comme c’était bizarre de passer Noël à l’autre bout du monde ! Dans les rues, toute la panoplie de Noël (ou presque), mais il faisait 30°, tout le monde se promenait en short et débardeurs… Enfin, c’étaient plutôt les commerces et les bâtiments officiels qui étaient décorés, les habitants se contentaient la plupart du temps d’un tissu rouge noué autour d’un arbre, d’autres accrochaient deux ou trois boules à la grille de jardin ou installaient un Père Noël gonflable devant la maison. La ville de Melbourne, de son côté, offrait de très jolies illuminations sur les façades de l’hôtel de ville et de la librairie du Victoria et des décorations un peu partout en ville.
La plus jolie décoration que j’ai vue, c’était lors de notre road trip dans un site naturel, aux Fitzroy Falls : c’était une scène de Noël dans la vitrine du bâtiment d’accueil avec des animaux du cru portant des bonnets de Noël ou des couronnes de Rois Mages. Très drôle et sympa !

Yarra
La ville de Melbourne a été créée à l’embouchure du fleuve Yarra. Après un parcours de 242 km, le Yarra aux eaux brunes, car charriant beaucoup de sédiments, se jette ici dans la baie de Port Phillip qui, elle, s’ouvre sur l’océan Indien. Le Yarra se montre sous plusieurs visages dans Melbourne : véritable boulevard urbain de jour et miroir étincelant de nuit…


… c’est aussi un but de promenade pour piétons et cyclistes, et un terrain d’entraînement idéal pour les adeptes de l’aviron, sport très populaire en Australie.
Un peu plus au nord de la ville, le Yarra coule plus librement (en inondant d’ailleurs facilement ses berges). Il y a même de petites chutes, les Dights Falls, lieu traditionnel de rassemblement et de cérémonies des Wurundjeri et d’autres peuples aborigènes. Pour eux, le fleuve était Birrarung, « la rivière de brumes ».


Et un dernier pour la route !
Je parle d’un dernier album bien sûr (cliquez sur les photos pour les agrandir). Un pêle-mêle de choses vues dans le sud de l’Australie pendant ce très beau voyage, un voyage qui a pourtant à peine égratigné la surface du pays… car l’île-continent fait environ 14 fois la surface de la France !

















Alors… pourquoi le kangourou et l’émeu sont-ils représentés sur le blason officiel de l’Australie ? Tout simplement parce que ces animaux ne se déplacent jamais à reculons et sont donc le symbole d’une nation qui va de l’avant !

Pour lire les autres chapitres de ce récit, suivez les liens :
Première partie, début du petit abécédaire
Troisième partie, consacrée aux « stars de Sydney ». Vous devinez de qui ou de quoi il s’agit ?


































































