Le premier parc éolien en mer de France produit de l’électricité depuis plus de trois ans maintenant. Il est installé au large de Saint-Nazaire, La Baule, Le Croisic.. et il se visite ! Saint-Nazaire Renversante propose des sorties en mer commentées qui vous emmènent au milieu de ces éoliennes géantes. En fin d’article vous trouverez toutes les infos pratiques sur les sorties proposées par Saint-Nazaire Renversante mais également par la compagnie Navix et le Parc lui-même.
J’ai déjà pu visiter le parc éolien deux fois, en août 2023 et tout récemment, début mai 2026. Les photos de cet article proviennent des deux sorties.
De l’aire d’assemblage au parc en mer
Dans mon article X comme XXL, les nouveaux géants de Saint-Nazaire, je vous avais présenté l’activité et la logistique autour de l’assemblage des éoliennes offshore. Ces éléments gigantesques stockés sur le port de Saint-Nazaire m’ont toujours fascinée.


J’étais donc très contente de pouvoir vivre de près la suite de cette histoire en découvrant de l’intérieur le parc en mer. Une sortie en mer est déjà agréable en soi, mais dans un cadre aussi impressionnant, c’est vraiment spectaculaire.






Les éoliennes offshore n’auront plus de secrets pour vous
Grâce aux commentaires des guides, comme ce jour-là Arnaud, de Saint-Nazaire Renversante…

… j’ai appris énormément de choses sur le fonctionnement du parc éolien et sur les énergies marines renouvelables. Les 80 éoliennes, avec une puissance totale de 480 MW, produisent l’équivalent de la consommation électrique de 20% de la Loire-Atlantique. Elles peuvent tourner avec des vitesses de vent allant de 10 à 90 km/h, soit environ 80 à 90% du temps car ici, en mer, le vent est bien présent. D’ailleurs, la « p’tite laine » n’est pas de trop pour la sortie !
Selon les conditions de navigation, on peut s’approcher plus ou moins près de la sous-station, ce transformateur surdimensionné intercalé entre les éoliennes et le réseau terrestre.


Ces éoliennes font l’objet de toutes les attentions. Elles sont surveillées depuis la base d’exploitation, dans le port de La Turballe. Des navires de maintenance se trouvent tous les jours sur site, et les équipes spécialisées interviennent pour des opérations de maintenance et de prévention. Si besoin, des hélicoptères peuvent déposer des techniciens sur la petite plateforme rouge derrière les nacelles.



C’est au pied de ces géantes que l’on se rend compte de leurs véritables dimensions : la hauteur totale est de 175 m ; chaque pale, profilée pour mieux capter le vent, est longue de 73,50 m ; la nacelle, qui contient la génératrice, domine la surface de l’eau à 100 m. Enfin, il y a 1 km de distance entre deux éoliennes.


En route, selon votre point de départ et selon la visibilité du jour, vous apercevrez des phares en mer. C’est haut, un phare, n’est-ce pas ? Ce n’est pas pour rien qu’on les surnomme parfois des géants de pierre. Je vous laisse faire la comparaison de ces géants avec les éoliennes : chacun des trois phares ci-dessous fait entre 25 et 30 mètres…



Infos pratiques
Saint-Nazaire Renversante propose une trentaine de dates entre mai et septembre. Départ de Saint-Nazaire, durée 3 heures (payant).
La compagnie Navix organise une dizaine de sorties, entre mai et août, au départ de La Turballe ou Le Croisic (payant).
Le Parc éolien offre des sorties à quatre dates en juin et septembre. Durée 2h30, départ La Turballe (gratuit).
On aime ou on n’aime pas… – Le parc est situé entre 12 et 20 km des côtes. Entre Saint-Marc-sur-Mer et Le Croisic, les éoliennes se voient depuis la côte, ce qui a déjà déclenché certaines polémiques. Voici quelques aperçus de la façon dont on voit – ou ne voit pas – les éoliennes : l’impression visuelle n’est jamais la même, selon l’endroit où l’on se trouve et aussi selon les conditions atmosphériques et météorologiques.
Depuis le secteur de Saint-Marc, à l’extrémité ouest de Saint-Nazaire :



Depuis Pornichet, du côté de la Pointe du Bec :


Depuis le clocher de Batz-sur-Mer :

Quand je disais que l’impression visuelle n’est jamais la même, ces deux vues de la Pierre Percée, face à Pornichet, le montrent de façon flagrante. Sur la première photo, prise en septembre 2022, les éoliennes semblent presque cerner l’îlot, alors que sur la deuxième, prise en mars 2025, elles sont tout simplement… invisibles !


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