Ils peuvent être de signalisation ou de balisage, de jalonnement ou d’alignement, et même de paradis et d’enfer : les phares, bien sûr. A Saint-Nazaire, ville tournée vers l’océan, avec un port et un chenal de navigation dans un milieu difficile et dangereux (l’estuaire de la Loire), plusieurs phares font partie du paysage.
Je propose de vous amener au pied des phares nazairiens en deux articles. On va commencer avec quatre phares qui peuvent faire l’objet d’une belle balade, du Vieux Môle à Villès-Martin.
Le long du front de mer
Ces quatre phares sont très faciles à voir lorsque vous vous promenez sur le front de mer et d’estuaire. Ils ont principalement pour rôle de jalonner et signaler l’arrivée dans le port. J’ai déjà eu l’occasion de vous les présenter, à l’exception du phare de Villès-Martin dont il sera question en fin d’article. N’hésitez pas à cliquer sur les liens pour retrouver les articles sur le Vieux Môle et les deux jetées.
Il y a d’abord mon petit « chouchou », le phare du Vieux Môle…
… puis les deux feux d’entrée du port, sur les jetées est et ouest :

Environ 3 km plus loin, là où la promenade du front de mer fait un grand virage à la pointe de Villès-Martin, dominant la plage de Villès-Martin se de dresse le phare de… oui, Villès-Martin !

Premier phare automatisé en France
Le phare de Villès-Martin a lancé ses premiers signaux lumineux en 1865. Sa construction était nécessaire pour renforcer la signalisation dans l’estuaire : avec ses bancs rocheux et ses sables mobiles, c’est une zone de navigation particulièrement difficile. En 1896 c’est devenu le premier phare automatisé en France, grâce à un dispositif permettant la rotation automatique de l’appareil d’optique.
Peu importe si ce titre de gloire est un peu oublié aujourd’hui. Ce phare présente un double aspect tout à fait original : c’est un phare (presque) en ville, qui fait trempette à chaque marée haute, et en même temps un phare (presque) de mer, tourné vers l’estuaire de la Loire et l’océan.

Avez-vous remarqué que certains phares portent une « mini-éolienne » à leur sommet ? Ce sont des aérogénérateurs, complétés parfois par des panneaux solaires, qui produisent une partie de l’énergie nécessaire pour le bon fonctionnement du phare.
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